05.06.2018

Le Luxembourg bien représenté à Vivatech 2018

Plus de 100.000 visiteurs en provenance de 125 pays ont assisté à cette troisième édition du salon Vivatech, en présence de quelques 9.000 start-ups.

 

Une délégation de 50 entreprises luxembourgeoises

Cette édition est également exceptionnelle pour le Luxembourg, qui a disposé, pour la première fois, d’un pavillon national, organisé par la Chambre de Commerce, en étroite collaboration avec le ministère de l’Économie, Luxinnovation, la House of Startups , avec le soutien de l’Ambassade du Luxembourg en France et du Business Club France-Luxembourg (BCFL).

Durant les trois jours du salon, du 24 au 26 mai derniers, l’affluence a été pour le moins soutenue sur le stand luxembourgeois, la présentation de l’écosystème national de start-ups semblant susciter un intérêt certain de la part des visiteurs. Plus d’une centaine de contacts concrets ont été établis par l’équipe «Start» de Luxinnovation. «Vivatech a été un vrai succès par rapport au nombre de participants et de visites sur le pavillon luxembourgeois», confirme Jean-Michel Ludwig, Director Start-up Support & SME Performance. «Un long travail de suivi démarre à présent qui nous l’espérons aboutira à des participations à notre programme d’accélération Fit 4 Start et des implantations effectives d’entreprises au Grand-Duché».

En marge du pavillon en lui-même, une cinquantaine d’entreprises luxembourgeoises de toutes tailles a fait le déplacement sur ces trois jours de salon. Et l’enthousiasme est unanime. «Les discussions et le networking avec les participants des entreprises et organisations luxembourgeoises ont été très intéressants», explique ainsi Olivier Chabin, Innovation Office chez Cargolux. «J’ai aussi eu l’occasion d’échanger avec de nombreuses start-up avec qui nous pourrions potentiellement travailler et de voir, au travers des pitchs / présentations, les différentes approches liées à l’innovation des grands groupes».

Pas besoin d’être une start-up pour apprécier l’événement et en tirer des éléments positifs. «C’est énorme, on en a pris plein les yeux», explique Eddy Nicolas, Head of Project Management Team & Delivery Manager chez l’assureur La Mondiale Europartners. «Une compagnie d’assurance a aussi des intérêts dans les domaines des RH, de l’opérationnel, de la finance. Nous avons pu nous imprégner des dernières tendances, notamment sur tout ce qui touche à la robotique et à l’intelligence artificielle. Nous avons pris des contacts qu’il faut maintenant bien creuser».

«Nous reviendrons l’année prochaine en tant qu’exposant»

Kevin Muller (Passbolt) a lui aussi multiplié les échanges et les discussions pendant la durée du salon, avec un objectif bien précis: préparer une prochaine levée de fonds. «Nous avons pitché un peu dans tous les sens et établi des contacts avec pas mal de venture capitalists et de business angels. Cela nous a aussi permis de recueillir leur feedback et d’identifier d’éventuelles faiblesses dans notre offre. Il y a de fortes chances que l’année prochaine, nous revenions en tant qu’exposant ».

Quand on goûte à Vivatech, il est souvent difficile de s’en passer. CarPay-Diem avait déjà fait une première apparition en 2017, à l’invitation de l’équipementier Valeo. Cette fois, c’est le groupement Cartes Bancaires qui a proposé à la start-up luxembourgeoise de pitcher sa solution devant un public très nombreux. «Plusieurs dirigeants de grandes sociétés, et pas uniquement françaises, nous ont abordés pour fixer des rendez-vous dans les prochaines semaines. Différents investisseurs ont aussi montré leur intérêt pour nous. Le public était plus nombreux que l’année précédente et les start-up également. L’événement est devenu incontournable et il était important que le Luxembourg y soit présent», résume Frédéric Stiernon, le CEO de CarPay-Diem.

Présente pour la première édition en 2016, Diane Tea, représentant, cette année, le Luxembourg Business Angels Network (LBAN), avait été «illuminée» par ce salon, au point de créer, quelques mois plus tard, sa propre entreprise. «Bien qu’il y ait eu bien plus de monde cette année, on y a retrouvé ce grand esprit d’innovation et de nombreuses opportunités de faire des rencontres intéressantes et de business», indique-t-elle, non sans afficher quelques regrets: «Beaucoup d’entre nous n’ont pas pu assister aux speechs des grands CEOs comme Satya Nadella ou Mark Zuckerberg, faute de place. Mais les organisateurs nous ont promis de repenser la configuration pour l’année prochaine».

«L’importance de tels rendez-vous pour promouvoir notre écosystème»

Elias Chbeir (Executive Leadership Intelligence & Advisory Services), pour sa part, participait à l’événement pour la première fois, en tant que membre d’une délégation dont il a apprécié la diversité: incubateurs, investisseurs, mais aussi des organisations telles le Loic ou le Business Club France-Luxembourg (BCFL). «Peut-être manquait-il davantage de startups Luxembourgeoises dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la Blockchain, l’IoT ou autres», explique-t-il. «Mais j’ai pu rencontrer des sociétés européennes intéressantes dont certaines pourraient venir pitcher au niveau du LBAN pour d’éventuels investissements et j’ai aussi découvert diverses avancées technologiques lors de ma visite ou bien lors de l’Executive Tour du vendredi : une voiture volante, des livraisons ‘à la Uber’, des projections 3D sur des machines, etc.»

Des découvertes, Marc Lemmer, Head of Technology Transfer Office au sein du SnT de l’Université du Luxembourg, en a également fait, malgré sa grande expérience du marché et de l’innovation. «J’avais quelques rendez-vous déjà planifiés, autant avec acteurs déjà établis au Luxembourg qu’avec des entreprises qui ne sont pas encore là. Mais l’effet network a joué à plein et j’ai eu, au final, bien plus de rendez-vous. J’ai pu constater que, pour beaucoup encore, le Luxembourg n’est pas sur leur radar. D’où l’importance de tels rendez-vous pour promouvoir notre écosystème.»

Et de rêver, avec humour, au développement d’une «killer-application» par une start-up : «L’innovation est aussi faite d’accélération et de patience. Mais si quelqu’un trouve la façon de digitaliser et modéliser les files d’attente pour définir alors laquelle se résorbe le plus rapidement, qu’il me contacte!»

Texte : Luxinnovation

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